Histoire

L'histoire de la famille

Une chronique familiale, des origines hongroises aux différentes branches de la famille Callataÿ aujourd'hui.

Origines

Origine du nom

Le nom Callataÿ apparaît dans les sources anciennes sous différentes formes, notamment Kalataj et Kalatay. Les premières générations connues de la famille sont établies dans le nord de l’ancien royaume de Hongrie, dans la région de Szepes, aujourd’hui située en Slovaquie.

L’origine plus ancienne du nom reste toutefois incertaine. Une origine en Transylvanie, dans la région de Kalotaszeg, a été envisagée, mais aucun document ne permet aujourd’hui de l’établir avec certitude.

La forme Callatay apparaît plus tard dans l’histoire belge de la famille. Édouard de Callatay obtient officiellement le droit de porter ce nom par arrêté royal en 1880. La forme « de Calatay » ne sera fixée qu’en 1937.

1794

L’anoblissement en Hongrie

François Xavier Kalataj, dit Ferenc, est le personnage qui fait sortir la famille de l’anonymat. Né en 1722 à Ofalu, dans le nord du royaume de Hongrie, il devient prêtre, aumônier militaire, chanoine à Lemberg puis évêque de Nagy-Várad, aujourd’hui Oradea en Roumanie.

Le 23 juin 1794, l’empereur François II anoblit les descendants de son frère Albert, parmi lesquels figure Joseph Kalatay. Cet anoblissement constitue le point de départ documenté de la noblesse de la famille.

Les armoiries familiales conservent la mémoire de Ferenc : elles portent notamment une mitre et une crosse épiscopale.

XIXe siècle

L’arrivée en Belgique

L’arrivée de la famille en Belgique passe par Mihaly, ou Michel, Kalatay (1792–1873), fils de Joseph. Officier de l’armée impériale, il passe une grande partie de sa carrière en Galicie et est notamment en garnison à Lemberg, aujourd’hui Lviv.

Il y rencontre Emilie von Friedberg, issue d’une famille liée à la fois à l’administration autrichienne et aux anciens Pays-Bas. Leur fils Édouard naît à Anvers en 1830. Après la séparation de ses parents, Édouard reste en Belgique et y est élevé par la famille de sa mère.

Édouard est naturalisé belge en 1858. Cette histoire marque véritablement le passage de la branche dont descendra la famille belge actuelle.

1830–1908

Édouard de Callataÿ, la souche belge

Né à Anvers le 9 avril 1830, l’année même de la création de la Belgique, Édouard de Callataÿ devient officier dans l’armée belge et termine sa carrière au grade de lieutenant général en 1895.

En 1870, il épouse Elmire Gernet (1840–1926). Le couple a deux fils, Armand et Georges, qui deviendront eux aussi lieutenants généraux.

Édouard obtient ensuite la reconnaissance officielle de son nom puis son admission dans la noblesse belge en 1901, en tant que descendant de Joseph Kalatay, anobli en 1794.

1871–1955

de CALLATAY, Baron Armand, E.-A. — Né à Gand, le 20 août 1871, décédé à Bruxelles, le 20 février 1955.

Une famille de militaires

Durant plusieurs générations, la carrière militaire occupe une place majeure dans la famille.

Armand I de Callatay (1871–1955) et son frère Georges (1872–1959) suivent tous deux une carrière militaire et atteignent le grade de lieutenant général. Armand devient en 1934 le premier baron Callatay.

Il faut distinguer cette création du titre de baron, en 1934, de la noblesse familiale accordée dès 1794 et reconnue en Belgique en 1901.

XXe siècle

Une famille qui se diversifie

Au cours du XXe siècle, les descendants de la famille ne restent pas cantonnés au monde militaire. Les différentes branches s’orientent vers des domaines variés : sciences, économie, banque, droit, art, histoire, enseignement et recherche.

1995 → aujourd’hui

La famille aujourd’hui

Créée en 1995, l’Association de la Famille Callataÿ rassemble les descendants d’Édouard de Callataÿ et d’Elmire Gernet et entretient les liens entre les différentes branches familiales.

La généalogie familiale documente aujourd’hui onze générations connues, sur environ trois siècles. Au fil des générations, la famille s’est considérablement développée et ses descendants sont aujourd’hui présents dans plusieurs pays.

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Armes

Les armoiries de la famille

Armoiries de la famille de Callataÿ

Écartelé : aux 1 et 4 d'azur à l'arbre au naturel, terrassé de sinople, devant lequel passe une licorne saillante d'argent, la licorne du 1er quartier contournée ; aux 2 et 3 d'or à la grue d'argent, becquée et membrée de sable, tenant sa vigilance et posée sur une terrasse de sinople, la grue du 3e quartier contournée. Sur le tout, de gueules à la mitre épiscopale d'or, attachée d'argent et brochant sur une crosse d'or placée en barre.

L'écu surmonté d'un heaume d'argent, couronné, grillé, colleté et liseré d'or, doublé et attaché de gueules, aux lambrequins, à dextre d'argent et d'azur, à senestre d'or et de gueules.

Cimier : un griffon d'or issant, armé et langué de gueules, tenant à la dextre un sabre d'argent garni d'or.

Devise : « VIGE AC VIGILA », d'azur sur un listel d'or.

L'écu sommé en outre, pour le titulaire, d'une couronne de Baron et supporté par deux griffons d'or, armés et langués de gueules.